Du 24 au 26 juin 2026, Kénitra a accueilli la 8ᵉ édition du Salon de la Compétitivité Industrielle Automobile (SCIA). L’événement, organisé par l’AMICA sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a réuni près de 300 exposants venus de 12 pays. Résultat : plus d’un milliard de dirhams d’opportunités d’affaires identifiées, et un message clair pour l’écosystème industriel de Kénitra.
En effet, la filière automobile marocaine change de dimension. Elle a donc besoin de compétences techniques pour suivre le rythme. Pour les techniciens et ingénieurs de la région, cet événement n’est pas qu’une actualité économique. C’est également un signal direct sur les compétences en automatisme industriel qui seront recherchées dans les mois qui viennent autour de Kénitra et de l’Atlantic Free Zone.
Le SCIA 2026, reflet d’une filière automobile en pleine mutation
Anciennement connu sous le nom de Salon de la Sous-Traitance Automobile (SSAT), l’événement a changé de nom cette année. Il devient le Salon de la Compétitivité Industrielle Automobile. Ce n’est pas un simple détail : les organisateurs veulent faire passer les équipementiers marocains d’une logique de sous-traitance à une logique de compétitivité et d’intégration locale.
Par ailleurs, le choix de Kénitra n’est pas un hasard. La ville s’est imposée comme l’un des pôles industriels automobiles majeurs du Maroc. Elle est notamment portée par :
- L’implantation de Stellantis et de son écosystème de fournisseurs directs
- Le développement continu de l’Atlantic Free Zone, qui accueille chaque année de nouvelles unités de production
- Un taux d’intégration locale de la filière automobile qui atteint désormais 69 %
- Une capacité de production nationale d’un million de véhicules par an
Ainsi, avec plus de 260 équipementiers et 280 000 emplois directs et indirects au niveau national, l’industrie automobile est aujourd’hui le premier secteur exportateur du Royaume. Kénitra en est l’un des moteurs.
Pourquoi cette actualité concerne directement les automaticiens
Les besoins d’affaires identifiés lors du SCIA 2026 concernent en grande partie la logistique, les outillages industriels, la maintenance et les solutions d’emballage. Derrière ces chiffres se cache une réalité concrète pour les techniciens et ingénieurs de la région. Chaque nouvelle ligne de production a besoin de personnel capable de programmer, superviser et maintenir des systèmes automatisés.
Les responsables présents au salon l’ont d’ailleurs rappelé : l’électrification, la connectivité des véhicules et l’intelligence artificielle industrielle transforment les compétences attendues sur le terrain. Quatre familles de compétences ressortent particulièrement pour les postes ouverts autour de l’écosystème automobile de Kénitra.
Les compétences techniques les plus recherchées
1. Programmation d’automates (API/PLC) Les lignes de production automobile modernes reposent sur des automates Siemens (S7-1200/1500, TIA Portal), Schneider (EcoStruxure) ou Rockwell (Studio 5000). Savoir programmer, diagnostiquer et faire évoluer ces systèmes reste donc la compétence la plus demandée par les équipementiers.
2. Bureaux d’études électriques Avec la multiplication des projets d’implantation, les équipementiers cherchent des techniciens capables de produire des schémas électriques normés. La maîtrise d’EPLAN Electric P8 devient ainsi un critère de sélection de plus en plus fréquent dans les offres d’emploi de la région.
3. Robotique industrielle L’automatisation des lignes d’assemblage s’appuie largement sur des robots industriels. Les profils capables d’intégrer et de programmer des robots FANUC restent rares sur le marché de l’emploi à Kénitra. Ils sont donc particulièrement recherchés et bien rémunérés.
4. Conception mécanique en bureaux d’études Derrière chaque pièce présentée au SCIA se trouve un bureau d’études mécanique. Ces équipes travaillent généralement sous CATIA V5, le standard utilisé par les équipementiers automobile pour la conception 3D et la mise en plan. Une formation CATIA V5 en présentiel à Kénitra permet donc d’acquérir cette compétence sur des cas concrets d’industrie automobile.
Se former localement, un avantage concret
Pour les techniciens et jeunes ingénieurs basés à Kénitra, l’enjeu est double. D’une part, il faut disposer de compétences techniques opérationnelles. D’autre part, il faut pouvoir les valoriser rapidement auprès des équipementiers qui recrutent localement.
C’est précisément l’approche de LOCOPLC : des formations pratiques sur équipements industriels réels, dispensées en ligne ou en présentiel à Kénitra, avec attestation de fin de formation. Contrairement à une formation uniquement théorique, l’objectif est de rendre chaque participant immédiatement opérationnel sur le type d’équipements utilisé dans les lignes de production de la région.
Ce qu’il faut retenir
Le SCIA 2026 confirme ce que le terrain montre déjà à Kénitra depuis plusieurs années. L’industrie automobile locale a besoin de techniciens et ingénieurs formés aux automates programmables, aux bureaux d’études électriques et à la robotique industrielle. Pour les professionnels de la région, se former sur ces compétences aujourd’hui est donc un investissement directement lié à la dynamique économique locale.
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Sources pour vérification / liens externes suggérés dans l’article :
- AMICA (Association Marocaine pour l’Industrie et la Construction Automobile) : https://www.amica.ma
- AMDIE (Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations) : https://www.amdie.gov.ma




